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ESSAI ROUTIER

Daniel Lafrance
 

12 mai, 2010

 

 

2010 Nissan Murano – Essai routier

 

À première vue

Pas facile de décrire le Nissan Murano. Ce multisegment moderne, qui a subi une refonte l'année dernière, a des lignes bien à lui que l'on avait qualifiées à son lancement de sculpture en mouvement. Les courbes sont prononcées, et le Murano donne vraiment une sensation de lourdeur et de taille imposante.

Sa récente reconception a permis tout de même d'affiner certains détails. Les feux avant, par exemple, sont plus effilés et s'inscrivent directement dans les arêtes latérales du véhicule, tandis que les feux arrière ont perdu leur taille imposante pour subir aussi une cure d'amincissement.

Signe distinctif du Murano, ses roues de 20 pouces et sa calandre qui, même retouchée, donne toujours l'impression que le véhicule sourit à tous ceux qui le rencontre, tout en mettant clairement en évidence le logo Nissan en plein centre.

Vue de l'intérieur

Le Murano est d'abord un véhicule pour ses passagers. Le confort y est imposant, un peu à l'image de la bannière haut de gamme Infiniti, compagnie sœur de Nissan. La finition est plutôt sans reproche, ce qui est rare pour une compagnie dont la réputation est plutôt tournée vers les matériaux habituellement peu appropriés.

Les sièges sont en cuir (du moins sur notre modèle d'essai), enveloppant et offrant un support adéquat, même si votre gabarit excède un peu la moyenne en largeur. En revanche, pour les grandes tailles, l'assise se montre un peu courte, donc les longues randonnées peuvent être plus problématiques.

Un petit mot sur l'équipement de série, plutôt élémentaire. Il faut plutôt se pencher sur les groupes d'option, incluant toit ouvrant panoramique et navigation sur disque dur pour obtenir tout le confort voulu, ce qui en augmente évidemment le prix d'achat.

 

Enfin, mentionnons que l'espace de chargement est intéressant, bien que le seuil soit un peu élevé pour le rendre facilement accessible.

Et sur la route

Le Murano est d'abord un multisegment à vocation familiale. Oubliez les accélérations foudroyantes; elles sont plutôt remplacées par un moteur agréable et efficace. Le Murano est propulsé par le célèbre moteur 3,5 litres de Nissan développant 265 chevaux. La transmission intégrale le rend très sûr, bien que sa réaction soit lente. Seul véritable défaut, la CVT (à variation continue) demande une certaine habitude, mais on s'y fait rapidement.

Les suspensions sont souples, et rendent les routes plus accidentées agréables à fréquenter. En revanche, le freinage requiert un peu de patience, même lorsqu’on l’applique avec urgence.

Conclusion :

Bien fini, agréable, le Murano est certes une option dans le créneau des multisegments abordables. Mais il fait toutefois face à une féroce compétition, notamment les Ford Edge, Ford Flex, GMC Acadia et Hyundai Veracruz, qui en ont beaucoup à offrir.

Les options coûteuses, le carburant super qu'il requiert et le style unique qu'il présente limitent donc l'intérêt qu'il peut susciter.

Le Murano en chiffres :

8…                             secondes 0-100km/h
42,1 %...                    dépréciation 
381…                         ventes au Canada (mars 2010)
4557…                       ventes annuelles (2009)
38 298 $ à 47 948 $...   prix

Fiche technique :

Moteur : V6 3.5L DACT 
Puissance : 265 chevaux @ 6000 tr/min
Couple : 248 li-pi @ 4400 tr/min
Entraînement : Traction intégrale
Transmission : transmission à variation continue (CVT)
Freins : Disques aux 4 roues
Consommation (l au 100 km) : 11,8 (ville)/8,7 (route)
Capacité de remorquage : 1 588 kilos