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TECHNOLOGIE

 

5 novembre 2008

 

Plus que du tuyau

Le système d’échappement

 

François Charron
technoserv@sympatico.ca

 

Source potentielle de bruit, de pollution et même d’odeurs parfois nocives, voir dangereuses pour la santé, ce système peut également affecter négativement le rendement du moteur si une Vérification régulière n’est pas effectuée.

 

 

Mis à part les principales composantes courantes comme le collecteur d’échappement, les tuyaux avant (flexible), intermédiaire et arrière, le convertisseur catalytique, le silencieux, les brides de fixations et les joints, le système d’échappement s’est paré avec les années d’autres accessoires importants pour mieux gérer le rendement du moteur et contrôler les émanations potentielles libérées dans l’atmosphère.

 

La sonde à oxygène

Ce capteur a pour fonction de détecter la présence d’oxygène dans les gaz d’échappement. On utilise principalement les sondes en zircone qui génèrent un signal de tension, qui varie selon la teneur en oxygène présente, et les sondes en titane dont la résistance fluctue de la même manière. Afin de produire un signal utile, ces deux types de sondes doivent atteindre une température de fonctionnement précise.

 

Nouvelles sondes

Avec l’apparition des systèmes de diagnostic embarqué OBD-II dès 1996, les fabricants ont ajouté différentes versions de sondes à oxygène afin de mieux contrôler les émissions polluantes à l’échappement par une meilleure gestion du groupe moteur. Leur position varie également selon l’application. La sonde la plus près du moteur permet surtout au module de commande de doser adéquatement le mélange air-essence, alors que celles situées avant et après le catalyseur gèrent son efficacité.

 

Durée et efficacité

Avec le temps, les sondes O2 deviennent moins sensibles et précises, ce qui retarde la réponse du ECM suite à un changement dans la teneur en oxygène et par conséquent le rapport du mélange air-essence. De plus, elles peuvent être contaminées par des dépôts de carbone ou d’huile. Lorsque cela se produit, la lampe témoin d’anomalie (Check Engine) peut allumer, indiquant que la sonde est défectueuse. L’analyseur vous permettra de détecter le code d’erreur correspondant.

 

La soupape EGR

Actionnée par une électrovalve de dépression contrôlée par l’ECM, la soupape de recirculation des gaz d’échappement a pour but d’abaisser la température de combustion afin de diminuer la formation d’oxydes d’azote (NOx). Au moment de la décélération, la soupape ouvre pour permettre l’admission d’une charge de gaz d’échappement dans le collecteur d’admission. Comme les sondes O2, elles peuvent bloquer et envoyer un signal de défectuosité au module lorsque cela se produit.

 

Le convertisseur catalytique

Comme son nom l’indique, son rôle est de convertir les gaz brûlés en éléments non polluants pour l’atmosphère. Selon l’un des trois types rencontrés sur le marché, ils peuvent contenir du platine, du palladium et parfois du rhodium. Quand les gaz d’échappement entrent en contact avec l’un de ces éléments, il se produit une réaction chimique qui transforme les monoxydes de carbone, oxydes d’azote et hydrocarbures en sous-produits inoffensifs.

 

Recherche de défectuosités

Le bon fonctionnement des trois éléments mentionnés précédemment peut être entravé par des dépôts de carbone, d’huile, un mélange air-essence inapproprié et des bougies encrassées ou usées produisant une combustion incomplète. L’utilisation d’un manomètre à dépression et du pyromètre pour mesurer les températures de fonctionnement vous aideront à isoler la source de toute défectuosité. Plus que du tuyau, n’est-ce pas ?