André Roberge, Guy Girard et Michel Brulé intronisés
Stephane Quesnel
Le mercredi 31 août dernier, l’industrie du pneu du Québec intronisait trois chefs de file au Temple de la renommée du pneu. Ce grand rassemblement de l'ASPMQ avait lieu au centre Marcel-Dulude de Saint-Bruno. Si vous avez manqué cet événement, voici un aperçu de cette 5e édition à laquelle 200 collègues, parents et amis des nouveaux « Templiers » ont participé.
Premier intronisé : André Roberge
Le premier des honorés du Temple de la Renommée, André Roberge, s'était fait dire durant son cours classique qu'il n’avait pas les aptitudes nécessaires pour le compléter ses études. C'est donc avec du cœur au ventre qu'il se lançait très jeune sur le marché du travail.
En 1966, il décroche un emploi temporaire dans un commerce de pneus, Métivier, en attendant de retourner aux études. Il a tellement aimé qu’il ne retournera pas aux études.
Métivier à été pour André Roberge le tremplin de sa carrière. « Chez Métivier, j’ai tout appris. J’ai suivi des cours de marketing, j’ai appris l’anglais, j’ai occupé les postes de directeur des Opérations et de directeur des Ventes. Par la suite, j'ai occupé des postes de cadre chez CTR à Québec, puis chez Bridgestone. » Plus tard, il se voit offrir un mandat avec un membre détaillant qui le mènera à la fondation de Rechapage 2000 qu’il dirige maintenant depuis 15 ans. Deuxième intronisé : Guy Girard
Contraint de quitter sa ville natale d’Asbestos, Guy Girard se voit offrir un poste chez Michelin au début des années 1980 pour la division des centres de distribution. Homme de rigueur et doté de beaucoup de talents, il se voit confier des postes de cadre dans plusieurs villes canadiennes pour ensuite travailler aux États-Unis. Michelin avait besoin de son expertise afin d’introduire un système de logistique d’inventaire dans toute l’Amérique du Nord.
Ne voulant pas s’expatrier, M. Girard décide de se lancer en affaires. « Je me suis demandé ce que je connaissais : j’ai appris la gestion chez Michelin et je connais les pneus. J’ai alors décidé d’acheter un commerce, Centre du Pneu Saint-Constant, en 1993, avec l’intention de le faire prospérer. Il met l’accent sur ses ventes aux installateurs, achète un commerce à La Prairie, ouvre un centre de distribution à Delson et, enfin, un centre du camion.
« J’avais une vision de créer un réseau de succursales afin de prendre de l’expansion dans le commerce de distribution », déclare Guy Girard. L’entreprise compte aujourd'hui plus de 100 employés.
Son engagement dans la communauté et dans l’industrie est remarquable. Chambre de commerce, CPA, ASPMQ, etc., il ne rate jamais l’occasion de donner du temps à l’industrie. « J'ai des employés fiables. Ça me permet de vaquer à de telles occupations qui, indirectement, nous font croître », mentionnait-il aux 200 invités.
Troisième intronisé : Michel Brulé
Son père avait ouvert un garage à Thurso. Il y a appris les rudiments de la mécanique et du marché du pneu. Il devient plus tard gérant de service pour Firestone à Saint-Jérôme. À l’époque, le poste de gérant de service demandait qu’on prenne la route et qu’on fasse la pose des pneus pour aider les employés. Sur la vidéo, présentée à l'auditoire, Michel nous confie : « C’est à ce moment que j’ai compris ce que mon grand-père et mon père m’avaient légué : la passion pour les affaires et le pneu. »
Firestone lui a confié plusieurs postes de responsabilités dans quelques succursales en Ontario puis, la succursale de Québec où il a découvert une nouvelle passion : « J’ai alors réalisé que le domaine du pneu m’appartenait, et plus particulièrement le créneau des pneus OTR. »
On fait alors appel à ses services pour couvrir le Nord-Ouest du Québec à l’époque du développement de la Baie James. Il réussit à convaincre les décideurs de Firestone de lui confier la responsabilité du territoire à partir de Montréal au lieu de Toronto. Une grande victoire signée Michel Brulé !