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23 juillet 2009
Les « hommes de roues » prendront bientôt du galon
Une formation d’installateur de pneus en voie de validation au MELS
Le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS ), en collaboration avec plusieurs commissions scolaires du Québec, est en voie de valider des formations semi-professionnelles s’adressant aux jeunes (et moins jeunes) qui n’auraient pas complété leur Secondaire 3 en vue de leur permettre d’accéder à des emplois dans différentes sphères d’activité. Celle d’installateur de pneus fait partie de ce programme et Daniel Grenier, administrateur à l’Association des spécialistes du pneu du Québec (ASPQ) a beaucoup contribué à améliorer le corpus de ce cours.
Le projet initial mis à l’épreuve dans certaines commissions scolaires depuis quelques mois manquait énormément de consistance et de contenu, d’affirmer Daniel. Ceci a incité les responsables du MELS à faire appel à des associations spécialisées, dont l’ASPQ, afin de le rendre conforme aux besoins et à la réalité des éventuels employeurs, en l’occurrence les marchands de pneus qui peinent depuis longtemps à recruter une main-d’oeuvre qualifiée particulièrement en périodes de pointe.
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Daniel Grenier, propriétaire, Trafik OK Pneus,
Trois-Rivières, et administrateur de l’ASPQ
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Un travail plus complexe qu’il n’en paraît
Il était devenu contre-productif qu’un jeune travailleur, la plupart du temps un décrocheur maîtrisant mal le français, l’anglais et les mathématiques, puisse accomplir les tâches de plus en plus complexes liées à l’installation sécuritaire et professionnelle d’un pneu.
En effet, les avancées technologiques obligent aujourd’hui chaque marchand de pneus à se tenir bien au fait des informations du manufacturier : indices de charge, cotes de vitesse, types de construction, pressions recommandées, spécifications techniques appropriées au type de véhicule, identification des signes d’usure et de fuites, permutations, nettoyage de jantes, gonflage à l’azote, équilibrage, autant d’actions et bien d’autres que doivent réaliser les installateurs dans un laps de temps très court.
Il était donc devenu impératif qu’une formation semi-
professionnelle puisse être dispensée aux futurs employés. « Il s’agit d’une formation travail-études étalée sur environ un an incluant 100 heures de théorie et 300 heures rémunérées en entreprise. C’est une bonne façon pour ces jeunes d’apprendre à apprécier un métier qui pourrait leur servir de tremplin pour poursuivre leurs études et éventuellement acquérir une spécialité de leur choix », indique Daniel.
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