Pourquoi vous parler, encore, de la Leaf de Nissan ? Eh bien ! D'abord parce que ce n'est pas une voiture ordinaire et qu'elle nous laisse croire à un avenir meilleur, et parce que cette voiture complètement électrique a dû franchir une à une les étapes de «mise en marche», pour enfin arriver, aujourd'hui, à la mise en... marché.
C'est fait ! La semaine dernière, Nissan Canada avait invité les journalistes canadiens de l'automobile aux premiers essais routiers à partir de la concession Boucherville Nissan.
Quatre-vingts premiers clients ont également pu réaliser de courts essais routiers de 5 km, et pourront se targuer d'avoir été parmi les premiers à rouler «électrique» au pays.
À notre arrivée à la concession, les Leaf étaient chargées à bloc et prêtes à parcourir, au plus, 160 km. Nos hôtes de Nissan Canada nous avaient préparé un petit parcours de 70 km. Rien pour défier l'autonomie maximale de l'imposante batterie bien camouflée sous les sièges et le plancher. D'ailleurs, Nissan sait que l'autonomie constitue encore le premier obstacle au succès de la Leaf, et le constructeur veut bien sélectionner les acheteurs intéressés. C'est pourquoi il procède à un processus rigoureux pour les commandes. « Cette voiture n'est pas pour tout le monde. Les gens doivent d'abord passer par Internet pour connaître tous ses détails. Elle est destinée à une clientèle urbaine qui ne parcours que de courtes distances pour se rendre au travail, par exemple », de dire, en substance, Ian L. Forsyth, directeur de la Planification et de la Stratégie des affairesà Nissan Canada.
Comme plusieurs lecteurs de CamAuto le savent depuis longtemps, le premier client «corporatif» de Nissan, et le plus important en Amérique du Nord, est l'entreprise d'auto-partage Communauto qui a commandé 50 Leaf.