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15 décembre 2008
Humaniser la gestion III
Pour la conciliation travail-plaisir

Au cours des deux premiers articles publiés dans ce magazine, Denis Morin, professeur agrégé en gestion des ressources humaines à l’UQAM, parlait de l’importance d’équilibrer performance avec santé et bien-être des employés et de mettre en pratique la valorisation. Dans ce dernier volet, il nous entraîne sur le terrain de la conciliation entre le travail et le plaisir.
Le marché secondaire de l’automobile se caractérise par plusieurs milliers de PME comptant en moyenne une dizaine d’employés. Comment peut-on mesurer, du point de vue de la direction, leur degré de satisfaction et de plaisir dans l’accomplissement de leur tâche ?
« C’est une question d’appréciation très subjective. Nous avons déjà établi précédemment qu’être apprécié et valorisé est aussi important qu’être performant. Alors, posez-vous les questions suivantes et cherchez à y répondre le plus honnêtement possible et vous pourrez avoir une bonne idée de leur indice de bonheur au travail.
Denis Morin, Ph.D., professeur agrégé
en gestion des ressources humaines,
École des sciences de la gestion,
Université du Québec à Montréal
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Comment vos employés se sentent-ils traités ?
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Quand vous êtes en position d’autorité, vous devriez être perçu comme une référence, un phare. Est-ce que vous projetez la bonne lumière ?
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Dans une organisation, on doit se préoccuper des personnes avant tout. À qui vont vos premières pensées quand vous arrivez au travail ?
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Quels gestes posez-vous régulièrement pour améliorer le climat de votre équipe ?
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Les employés ne devraient en aucun cas sacrifier leur santé émotionnelle et physique pour une organisation. Occupent-ils des fonctions qui les rendent heureux ? »
Du point de vue de l’employé maintenant, quels indices permettent de mesurer le degré de plaisir qu’il éprouve à travailler ?
« Les indices sont nombreux et l’employé devra à son tour réfléchir à ces quelques affirmations :
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Mon travail exige que j’apprenne des choses nouvelles et je reçois une formation adéquate.
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Je dois faire preuve de créativité et j’ai l’opportunité de développer mes habiletés personnelles.
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Mon travail me permet de prendre des décisions de façon autonome.
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J’ai passablement d’influence sur la façon dont les choses se passent.
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Je reçois le respect que je mérite de mes supérieurs et de mes collègues.
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Je bénéficie d’un soutien satisfaisant dans les situations difficiles.
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Je sais sur quelles bases on m’évalue.
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Mon supérieur m’encourage à participer aux décisions importantes et à m’affi rmer lorsque je suis en désaccord avec une décision. »
Concilier travail et plaisir fait aussi référence à la conciliation travail-famille, une politique de gestion qui prend de plus en plus d’importance particulièrement chez la nouvelle génération de travailleurs.
« Il n’existe pas, en cette matière, de solution unique et standardisée même au sein des plus grandes entreprises. Dans les plus petites unités de travail, il faut considérer l’impact sur le rendement que certaines expériences peuvent entraîner. Diverses formules peuvent s’appliquer notamment aux heures supplémentaires, aux congés de maladie, de maternité ou pour affaires personnelles, aux avantages sociaux et à l’aménagement de la charge de travail. Dans tous les cas, il faut y aller avec clairvoyance en gardant en tête que la conciliation travail-famille est là pour rester. »
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