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Pierre Bisonnette
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10 septembre 2010
Lubrification des moteurs
L’avenir, ce sont les huiles synthétiques
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Gulf Formula ULE 5W-40 et ses lettres d’homologation constructeurs
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Dans un contexte de conscientisation écologique et de raréfaction des énergies fossiles, les moteurs thermiques demeurent la solution rationnelle à moyen terme. Cependant, ils évoluent constamment pour conserver la faveur des consommateurs en quête d’automobiles moins polluantes et moins énergivores.
Les constructeurs investissent de lourdes sommes en recherche et développement pour fabriquer des moteurs attrayants pour les automobilistes, économiques et conformes aux normes d’émissions polluantes. Vous êtes spécialiste en réparation d’automobiles et témoin du saut technologique réalisé ces dernières années : un moteur de 2010 n’a rien en commun avec un moteur de 1990. Aujourd’hui, les cylindrées sont réduites, les moteurs, plus compacts, fortement sollicités, souvent suralimentés, tournent plus vite et offrent des performances toujours plus impressionnantes. De nombreux organes se sont ajoutés : les catalyseurs, la recirculation des gaz d’échappement (EGR), les filtres à particules (DPF diesel) et les catalyseurs SCR…
Les huiles
Elles évoluent régulièrement pour faire face aux contraintes. La température de l’huile dans les moteurs est passée de 100 °C (212 °F) à 120 °C (248 °F) et, même, à 150 °C (302 °C); de plus, les intervalles entre les vidanges atteignent 15 000 à 30 000 kilomètres selon les constructeurs. Le vieil adage qui disait « l’huile, c’est de l’huile » a fait long feu. Dans les moteurs modernes européens, une huile minérale ordinaire non appropriée entraînerait une usure prématurée et des bris certains même si les intervalles entre les vidanges sont réduits à 5000 kilomètres. Ce type d’huile est incapable de protéger le moteur, perturbe le fonctionnement du catalyseur ce qui produit de la pollution.
Les huiles synthétiques se généralisent. Elles résistent à haute température et à de fortes charges; leur fluidité à froid facilite les démarrages et la circulation dans le moteur; leurs propriétés antiusure permet de réduire leur teneur en phosphore; leur teneur en souffre et en cendres sulfatées sont diminuées. Ces huiles sont adaptées aux exigences des moteurs, sont compatibles avec les catalyseurs, les filtres à particules et les intervalles entre les vidanges étendus. Les constructeurs européens utilisent des huiles synthétiques depuis 20 ans, de nombreux constructeurs suivent la tendance avec leurs modèles 2011.
Où trouver l’information ?
Afin d’aider les réparateurs et les consommateurs, l’industrie des lubrifiants utilise des normes internationales, par exemple : API (American Petroleum Institute) et ACEA (Association des constructeurs européens d’automobiles). Les normes API sont habituellement utilisées par les constructeurs américains et asiatiques,alors que les constructeurs européens se réfèrent aux normes ACEA ainsi qu’à des normes « constructeur » encore plus exigeantes.
Les bases de données des outils de diagnostic ou le manuel d’utilisateur du véhicule sont des sources fiables pour déterminer l’huile adaptée. Votre fournisseur de lubrifiants peut aussi répondre à vos questions.
Vérifiez et assurez-vous !
Lors d’un changement d’huile, il est impératif d’utiliser des huiles homologuées par le constructeur du véhicule afin que votre intervention n’affecte pas la garantie.
Demandez à votre fournisseur de lubrifiants de vous remettre les lettres d’homologation des huiles que vous utilisez et vérifiez vous-même que ces produits sont listés sur le site de l’API (http://eolcs.api.org/).
L’avenir pour votre garage ?
Concurrencer les ateliers de lubrification rapide (QuickLub) sur leur terrain de prédilection vous laisserait peu de chances de succès, mais la valeur ajoutée de votre savoir-faire de spécialiste de la réparation et le service client sont de beaux atouts pour faire la différence. | |