20 novembre 2008
Débosselage sans peinture
Une technique de réparation intéressante
par : François Charron
Le procédé de débosselage sans peinture peut être très rentable et représente un coût de beaucoup inférieur à celui d’une réparation conventionnelle.
Une avenue à considérer pour couper dans le coût des réparations laissées par les petites bosses ayant pour origine la grêle, les portières d’autos, les bicyclettes et autres désagréments, le débosselage sans peinture a d’abord été utilisé par les fabricants sur les chaînes de montage. Les assureurs y voient un compromis heureux pour diminuer le montant des réclamations à rembourser, et certains ateliers une façon de diversifier leurs opérations et amener de l’eau au moulin tout en offrant un service additionnel.
Il s’agit en fait d’une technique de massage des surfaces métalliques dans la zone de l’impact par de légères pressions à partir de l’intérieur. L’utilisation d’un système d’éclairage faisant appel au reflet des surfaces permet de bien visualiser le profil des imperfections et l’avancement des réparations en tout temps.
La technique de débosselage sans peinture exige de l’adresse, de la patience et une méthode de travail rigoureuse. Chaque bosse, égratignure ou pli sont différents et demandent une approche particulière, car une fois la réparation amorcée, on ne peut pas se permettre la moindre erreur de manipulation.
Avantages
Le procédé de débosselage sans peinture peut être très rentable et représente un coût de beaucoup inférieur à celui d’une réparation conventionnelle — entre 20 et 60 % moins élevé.
Certains pensent qu’offrir ce service peut entraîner une baisse dans les réparations courantes, alors que d’autres y voient une opportunité d’affaires qui autrement leur glisserait entre les mains.
Mentionnons que State Farm stipule dans son protocole d’entente avec ses partenaires que l’atelier doit offrir cette option à sa clientèle, soit directement ou par sous-traitance.
Formation et outillage
Cette technique gagnant de plus en plus d’adeptes, Martin Petitclerc de Québec, propriétaire d’un d'un centre de formation en débosselage sans peinture, a vu un besoin de formation pressant à combler. « Nous offrons une formation en entreprise d’une durée de 3 jours, où nous enseignons la base de cette technique. Nous suggérons ensuite au technicien de se pratiquer pendant 3 ou 4 semaines sur des panneaux mis au rebut avant de s’attaquer à des cas réels. » L’entreprise fabrique ses propres outils et accessoires en acier inoxydable proposés dans un forfait incluant la formation. « Comme on travaille constamment en torsion et en flexion, la qualité du matériel est très importante et facilite grandement le travail », ajoute-t-il.
Photo : Martin Petitclerc
L’approche Toyota
Toyota recommande l’approche suivante pour conserver l’intégrité du véhicule lorsque la technique de débosselage sans peinture est utilisée :
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Avant la réparation, inspecter la partie endommagée à l’aide d’une loupe spéciale ayant une capacité de grossissement de 30X, pour être certain que le fini du véhicule n’est pas altéré.
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S’assurer que les panneaux et couches de protection ne sont pas endommagés pendant la réparation, et si c’est le cas, effectuer leur restauration.
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Une fois la réparation complétée, effectuer une 2e inspection avec la loupe pour confirmer l’intégrité du fini de la peinture.
Équipement www.dentcraft.com
Outils www.pdqtools.com
Formation www.debosse.ca |