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ENTRETIEN

François Charron
technoserv@sympatico.ca

 

17 juin 2009

 

Contamination de la peinture

Les coupables

 

Que vous utilisiez les peintures à base de solvants ou hydrosolubles, le problème est fréquent. La contamination de la peinture ou des finis de surface est source de bien des tracas, et les causes peuvent être nombreuses.

 

 

La contamination n’apparaît pas du jour au lendemain. Avant de jeter la faute sur vos équipements, cabine à peinture, fusil à vaporiser ou autre, inspectez d’abord votre atelier en revoyant vos pratiques de travail et d’entretien des lieux.

 

Où débuter

La première chose à vérifier est la qualité de l’air aspiré par le système de ventilation de la cabine à peinture. Si vous possédez une cabine à aspiration descendante (« downdraft »), l’air provient normalement de l’extérieur et est filtré dans le plénum avant d’atteindre l’intérieur de la cabine. Si la cabine est à aspiration latérale ou transversale (« crossdraft » ou « semi downdraft »), l’air provient directement de l’atelier. Certains anciens systèmes ne pressurisent pas l’air dans la cabine alors que les plus récents modèles le font, abaissant grandement la quantité de contaminants en suspens dans l’air ambiant. Bien sûr, les filtres rattachés aux cabines doivent être nettoyés et inspectés sur une base régulière.

 

Cabine mal balancée

Il est préférable de posséder une cabine à aspiration descendante qui tire idéalement l’air de l’extérieur, et que cette prise extérieure soit éloignée de toute source de contamination potentielle. La deuxième plus courante source de contamination est une cabine mal balancée. Si le puits de la cabine ou les bouches de sortie d’air vicié sont sales, la circulation d’air vers l’extérieur est ralentie et les particules de peinture en suspens dans la cabine y demeurent pour plus tard se déposer sur la peinture fraîche du véhicule quand ce n’est pas au sol pour y revenir par l’effet tourbillon (vortex) dû à la recirculation.

 

Autres causes de contamination

Voici d’autres sources de contamination possibles que nous vous invitons à vérifier minutieusement dans votre atelier :

  • Surface à peinturer mal préparée ou mal nettoyée

  • Fusil à vaporiser mal lavé contenant de particules en suspens

  • Peinture mal entreposée ou contaminée suite à un mauvais filtrage

  • Turbulence dans l’air de la cabine ou trop de va et viens

  • Vêtements de travail souillés

  • Outils ou accessoires contaminés (boyaux, récipients, etc.)

  • Décomposition du matériel de masquage

  • Plancher, établi, chariots, murs ou plafonds poussiéreux

  • Bancs de travail/préparation remplis de résidus/déchets

  • Manque d’entretien du compresseur ou de la cabine

  • Air comprimé contaminé (aucun assécheur ou filtration)

Ce ne sont que quelques exemples de sources potentielles de contamination. Pour vous aider à évaluer ou reconnaître les sources de contamination et comment les éviter, nous avons recueilli les propos de Serge Gagnon, président de Gagnon Multi Services (www.gmspc.ca), distributeur de cabines à peinture Global Finishing Solutions. « Une cabine downdraft, en mode de cuisson, possède un taux de recirculation qui varie entre 80 % et 90 % selon les modèles. Si les filtres d’évacuation sont en fibre de verre, leur efficacité n’étant que de 76 %, il en résulte que le quart du matériel appliqué n’est pas retenu. En mode recirculation, tout ce surplus de peinture pulvérisée revient dans le système de cuisson, obstrue les orifices, isole les sondes de température, et se dépose éventuellement sur les filtres de plafond pour ensuite contaminer la chambre à peinture. L’utilisation de filtres de qualité supérieure protège vos équipements et prolonge la durée de vie des filtres de plafond, plus dispendieux. » 

Serge Gagnon, président de
 Gagnon Multi Services