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15 novembre 2008
Coach et meneur d’équipe
L’art de conjuguer les compétences multidisciplinaires
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Le terme « compétence » réfère à des qualités qui sont de l’ordre du savoir, du savoir-faire et du savoir-être. Le premier est fortement balisé par les systèmes d’éducation et de formation; le second est enraciné dans l’expérience et l’expertise; quant aux composantes du savoir-être, elles relèvent plutôt de la personnalité et du comportement. On les appelle « soft skills », ou compétences non techniques. Daniel Lemay a développé celles du coaching et de la gestion d’une équipe multidisciplinaire.
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Daniel Lemay, chef, matériel de
transport, Hydro-Québec
L’unité centralisée du matériel de transport qu’il dirige compte 35 professionnels au profil diversifié et complémentaire, incluant des techniciens et des ingénieurs. Pour maximiser l’efficience de cette unité d’affaires qui englobe les acquisitions, les investissements et l’entretien d’un parc routier de 8500 véhicules, il a mis à profit, depuis 10 ans, un style de gestion axé sur les interactions entre chacun des membres de son équipe. Ce coach dans l’âme a su relever cet important défi en façonnant son unité sur le modèle, selon son expression, d’un « gros conseil d’administration » où chacun des commettants participe à la prise de décision en mode de plus value individuelle. « Nous travaillons en concertation avec nos collègues des opérations en vue de fournir un service clé en main aux clients utilisateurs, et les décisions se prennent généralement par voie de consensus », précise celui qui se décrit comme tout le contraire d’un leader directif.
Stimuler la confiance des plus jeunes
Pour bâtir une équipe performante et mobilisée, Daniel s’est assuré de disposer d’un profil de compétences diversifiées ainsi que d’un bon dosage de gens expérimentés et de recrues prometteuses. « Il est très important pour moi d’intégrer les plus jeunes au sein du groupe en les incitant à suggérer des améliorations à apporter à notre fonctionnement. Leur regard neuf nous amène souvent à modifier des façons de faire, prises parfois à tort pour acquises, ce qui nous entraîne à identifier de nouveaux défis à relever. En reconnaissant leur contribution à la performance de l’équipe, nous stimulons leur confiance en eux-mêmes tout en favorisant leur esprit d’appartenance au groupe et à l’entreprise. »
Responsabilisation et imputabilité
La clé de la réussite d’une équipe, selon Daniel, se trouve dans la responsabilisation de chacun de ses membres. « Tous connaissent mes attentes, la nature des projets en cours et les échéanciers de réalisation; il suffit de créer une culture d’imputabilité au sein de l’unité en tablant sur les forces complémentaires des individus. La reconnaissance de la part de nos pairs et de nos clients vient, quant à elle, solidifier l’esprit d’équipe et l’amène à devenir encore plus performante. »
La quête de l’harmonie
Il insiste sur l’équilibre qu’il cultive dans sa vie. Sa grande passion : l’horticulture ornementale, qu’il pratique depuis 15 ans. Il dispose d’un magnifique jardin floral d’une superficie équivalente à celle d’un terrain de soccer à l’Épiphanie, près de l’Assomption. En juillet dernier, dans le cadre du Festival de Lanaudière, son domaine a accueilli un ensemble de musique classique pour un concert en plein air ouvert au public. « Cette recherche d’harmonie dans ma vie est très importante, car elle me permet de réaliser l’équilibre entre le travail et la vie personnelle.»
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