Le jeudi 15 septembre 2011 Notre savoir-faire électrique... ailleurs
 Alors qu’Hydro-Québec commence à commercialiser des brevets servant à fabriquer des batteries utilisées dans des voitures électriques, l’absence d’incitatif pour développer une filière québécoise se fait sentir, comme l'écrivais hier le journaliste, Jean-François Cloutier de la chaîne Argent.
C’est ce que soutient le député péquiste François Rebello, qui a mis la main sur un communiqué d’une entreprise japonaise qui a acquis une licence afin de fabriquer, vendre et utiliser des batteries lithium-métal-polymère développées par la société d’État québécoise. Mitsui Engineering & Shipbuilding créera ainsi une soixantaine d’emplois... au Japon.
Hydro cède en ce moment des licences de fabrication de ses batteries sans exiger en retour des investissements en sol québécois. M. Rebello critique : « On a une technologie suffisamment intéressante pour qu’on puisse exiger en retour des investissements au Québec ». Selon lui, il serait préférable qu’Hydro vende moins de licences, mais que ses acquéreurs s’engagent à investir au Québec quand ils mettent la main sur sa technologie.
Le Michigan a déjà une douzaine d’installations vouées à la fabrication de composantes de voitures électriques. En Ontario, des géants comme Magna et Toyota ont déjà investi un demi-milliard de dollars dans des programmes de développement de la voiture électrique, soutient M. Rebello.
Au Québec, seules deux entreprises, Bathium, à Boucherville, et Phostech Lithium, à Candiac, se consacrent à la fabrication de composantes de la voiture électrique.
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