
Les choses vont vite dans le domaine de l’automobile aux États-Unis afin de sauver GM et Chrysler. Au départ, le président-directeur général de GM, Rick Wagoner, a dû démissionner de son poste vendredi dernier et il sera remplacé par un autre membre du bureau de direction, Fritz Henderson. Puis, lundi matin, le président américain Barack Obama a fait une déclaration spéciale exigeant de GM que la compagnie présente, d’ici 60 jours, un plan de restructuration plus agressif que celui déjà dévoilé le 19 février dernier. Henderson a aussitôt répondu qu’une faillite contrôlée pourrait être un de ces plans. Obama a aussi donné 30 jours à Chrysler pour que le constructeur en vienne à une entente avec l’Italien Fiat. Tôt lundi matin, Chrysler aurait d’abord annoncé que cette entente était chose faite, mais la nouvelle fut rapidement démentie alors qu’un autre communiqué officiel de la compagnie expliquait qu’il n’y avait qu’un « plan de travail » de complété.
Le plan d’Obama de lundi inclut la protection des garanties aux consommateurs qui auraient considéré acheter un produit de GM ou de Chrysler mais qui ne le feraient pas, car ils croient qu’une faillite possible annulerait la garantie. Le plan soutiendra aussi les fournisseurs de GM et Chrysler et il ouvrira plus de possibilités de crédit aux consommateurs et aux concessionnaires. Au Canada, le ministre de l’Industrie Tony Clement en a profité pour annoncer une garantie de 4 milliards $, soit 3 milliards $ à GM et 1 milliard $ à Chrysler pourvu que les deux constructeurs en viennent à une nouvelle entente avec leurs employés et leurs syndicats. (ED)