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ESSAI ROUTIER

Daniel Lafrance
 

07 octobre, 2010

 

 

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Suzuki Kizashi

 

Au premier coup d’œil et vue de côté, la toute nouvelle Suzuki Kizashi 2011 semble plus courte que ses concurrentes de la catégorie des berlines intermédiaires. Ce n’est pas une illusion d’optique provoquée par l’arrière carré; elle est la plus courte de sa catégorie, et c’est le coffre arrière qui en souffre le plus ainsi que l’espace pour les passagers de la banquette arrière. Elle a pourtant de la gueule vue de l’arrière avec ses feux et, surtout, ses deux échappements triangulaires chromés qui lui confèrent une allure sportive.

Pour Suzuki, il s’agit d’une vraie intermédiaire. Elle vient combler un vide entre les petites voitures et les VUS que les concessionnaires offrent à leur clientèle depuis des années. Offerte depuis son introduction avec la transmission intégrale et la boîte CVT seulement, la Kizashi sera désormais proposée en version Sport à traction avec une boîte de vitesses manuelle à 6 rapports. Son prix : 25 995 $. Pour ce qui est du reste, les deux versions reçoivent les mêmes équipements et la même mécanique. Si la Kizashi Sport n’a pas déjà débarqué dans les concessions, ça devrait être une question de jours.

Vue de l’intérieur

Une finition un peu plus luxueuse que ce à quoi Suzuki nous a habitués, sans exagérer tout de même. La finition est sobre mais efficace, les cuirs sont de qualité, et les espaces de rangement sont en nombre suffisant. Cependant, il n’y a pas de système de navigation. L’espace avant est bien organisé; c’est à l’arrière que ça se complique un peu pour les personnes de grande taille. L’accès n’est pas particulièrement facile, et l’espace pour les jambes et un peu réduit. Pour des enfants, c’est l’idéal.

L’assemblage est bien réussi, et les sièges sont confortables. Le siège du conducteur comporte 10 réglages électriques, tandis que celui du passager n’en propose que quatre. Un repose-pied très bien placé et suffisamment large est vraiment apprécié quand on fait de longues distances. Un volant inclinable et télescopique vient aussi de série, ainsi que la connectivité Bluetooth et un toit ouvrant.

Et sur la route

Avec le moteur à 4 cylindres de 2,4 litres à 16 soupapes qui développe une puissance de 180 chevaux à 6 500 tours par minute jumelé à une transmission intégrale et à une boîte CVT ou manuelle à 6 rapports, la Suzuki Kizashi répond favorablement à toutes les commandes. Avec son empattement de 2 700 millimètres, ce qui est plus court que la plupart de ses concurrentes devient soudainement un avantage sur la route; plus elles sont sinueuses, plus la voiture répond bien. Quelques chevaux de plus seraient les bienvenus; Suzuki nous demande d’être patients.

Conclusion

Il faudra un effort de marketing de Suzuki pour attirer les gens dans les salles d’expositions des concessionnaires, pour faire connaître cette berline. Avoir aussi un peu plus de choix pour satisfaire plus de monde. Elle offre tout de même de bons avantages dans cette catégorie de véhicules, sa transmission intégrale, notamment. Il faudra tout de même quelle taille sa place parmi les Subaru Legacy, Ford Fusion et Volkswagen Passat. Il faut également penser à ces véhicules qui n’offrent pas la transmission intégrale, mais qui lui livreront une bataille féroce : les Chevrolet Malibu, Hyundai Sonata, Nissan Altima, Honda Accord, Mazda6 et Toyota Camry, pour ne nommer que celles-là.


La Suzuki Kizashi en chiffres :

5 places
Jantes en aluminium de 18 pouces
Prix : Kizashi (29 995 $)
        Kizashi Sport (25 995 $)


Fiche technique :

Moteur : 4-cyl. de 2,4 L  à 16 soupapes
            180 ch. à 6 500 tr/min
            170 lb-pi à 4 000 tr/min         
             

 

Boîte de vitesses :  CVT (mode manuel à 6 rapports) : Kizashi
                            Manuelle à 6 rapports : Kizashi Sport
Consommation :  6,8 L/100 km sur route, 9,3 L/100 km en ville 

 

Crédit Photo: Daniel Lafrance