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ESSAI ROUTIER

 

Benoit Charette
 

8 novembre 2010

 

 

 

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Volkswagen Jetta TDI Diesel propre 2011

 

Succès assuré

Le plus grand constructeur d’automobiles en Allemagne veut devenir le plus grand du monde d’ici 2018. Pour ce faire, il doit augmenter son volume de ventes surtout au sud de notre frontière, chez nos voisins américains. Pour mieux faire avaler la pilule, Volkswagen a donc décidé de jouer le tout pour le tout en abaissant le prix de base de sa Jetta à 15 876 $. Si la Jetta City a théoriquement disparu du catalogue en 2011, le modèle de base est son équivalent : moteur à 4 cylindres de 2 litres de 115 chevaux, freins à tambour à l’arrière, pas de climatiseur et le strict minimum au chapitre de l’équipement. Les Américains sont nettement moins exigeants que nous sur les matériaux utilisés et la qualité de fabrication. Planche de bord dure comme du bois, mauvais ajustements des joints, l’impression de qualité à laquelle les amateurs de Volkswagen sont habitués n’est pas au rendez-vous. Même le cuir beige des sièges semble absorber la teinte bleue de mes pantalons en denim. C’est le prix à payer pour offrir une voiture à aussi bon marché. Les gens de Volkswagen l’admettent eux-mêmes : « Nous avons fait des concessions aux endroits qui sont le moins susceptibles d’attirer la foudre des consommateurs. Mais heureusement, les compromis sont largement esthétiques, et même le moteur de 2 litres avec sa boîte de vitesses automatique ou manuelle à 6 rapports se tire bien d’affaire.

Des lignes plus américaines

L’autre déception de plusieurs amateurs réside dans le fait qu’on ait donné à la Jetta des lignes plus génériques. Encore une fois, on veut plaire aux Américains. Vue de côté, elle se pare de faux-airs d’Audi. Je trouve personnellement qu’elle gagne en élégance par rapport à l’ancienne génération. Pour lui donner davantage de personnalité, VW n’a pas hésité à doter la Jetta de pièces de carrosserie spécifiques qui la distinguent définitivement de la Golf. L’habillage spécifique des modèles plus haut de gamme ajoute un petit côté plus exclusif.

La reine de la route

C’est sur la route entre Montréal et Magog que nous avons fait l’expérience de la version diesel à l’aller et du 2-litres au retour. La version diesel se comporte comme une reine sur l’autoroute et sur la route. Elle enchaîne les virages sur la route des vins sans sourciller. Le confort des suspensions est très bien calibré, et je suis prêt à parier que les occupants, pour la plupart, ne pourraient pas savoir que nous sommes dans une voiture à moteur diesel tellement elle est silencieuse. C’est de loin le modèle le plus intéressant de la gamme. Elle ajoute une habitabilité tout à fait généreuse, en particulier à l’arrière où deux adultes s’installeront à leur aise. Le coffre annonce 510 litres; il est profond, mais on peut lui reprocher un seuil de chargement un peu haut. Deux bémols, la manipulation de la banquette 40/60, malaisée, sans compter que la surface obtenue n’est pas complètement plane, et le siège du conducteur avec commandes à roulettes, pas toujours évident à régler. Le modèle à moteur diesel est le choix qui s’impose si vous magasinez une Jetta. Oui le prix est un peu plus élevé, mais comme disait Albert Millaire dans sa publicité de Clorets, c’est plus que du bonbon.

Forces

Comportement agile
Boîte DSG très réactive
Habitabilité généreuse


Prix

TDI Comfortline : 23 875 $
TDI Highline : 26 655 $

 

 Crédit photo: Volkswagen Canada