En termes d’esthétique, le nouvel Explorer prend ses distances face à l’ancienne génération. L’allure générale est beaucoup plus moderne, mais le nouveau venu ne réduit pas pour autant son gabarit. Avec 9 centimètres de plus en longueur et une largeur en hausse de 13 centimètres, il gagne même en stature, réduisant juste sa hauteur de 3 petits centimètres. Autrefois tout-terrain permanent offrant la possibilité de débrayer l'essieu avant, l'Explorer se civilise en offrant un modèle à traction comme livrée de base et un modèle à transmission intégrale en option. Construit sur le châssis monocoque de la Taurus et de la Volvo S80, cet utilitaire est d’abord configuré pour la route. L’intérieur renferme autant d’électronique que les meilleures berlines allemandes et quelques trouvailles. Mais le plus impressionnant réside dans l’interaction homme-machine qui franchit une nouvelle étape avec le système MyFord Touch. Livré de série dans la version Limited, ce système, qui s’inspire du très réussi système SYNC, franchit un pas de plus. Le système MyFord Touch est capable de reconnaître 10 000 mots. L’efficacité est surprenante. Pour la première fois, j’ai pu parler en français dans un débit régulier, et le système a clairement compris du premier coup. Le système est aussi capable d’analyser le contenu des commandes. Si vous dites « J’ai faim », une liste de restaurants ou de supermarchés apparaîtra à l’écran de bord. C’est ce qui se fait de mieux en ce moment.