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PHOTOREPORTAGE

Étienne Gévry-Boucher

12 janvier 2010


 

  

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S’informer pour prendre des décisions éclairées


Le 11 janvier dernier se déroulait au HÉC la 6e édition du colloque annuel de la Corporation des concessionnaires d’automobiles de Montréal (CCAM). Cet événement rassembleur réunit les équipes des concessionnaires de la région métropolitaine au début de l’année dans le but de dresser un portrait de ce qui attend ce secteur de l’industrie du transport au cours des prochaines années. L’objectif est clair, comme l’indique le thème de la journée : « Prenez l’avenir en main ! ».

 

L’événement se veut aussi une occasion en or d’établir de nouveaux contacts. Le réseautage est notamment favorisé grâce au petit déjeuner collectif, au dîner et au cocktail de fin de journée.

 

Perspectives économiques

 

Le premier conférencier, René Vézina, est bien connu dans le milieu médiatique auquel il contribue activement depuis plus d’une trentaine d’années. Il a, entre autres, été rédacteur en chef du journal Les Affaires, pour lequel il est désormais chroniqueur et blogueur.

 

M. Vézina a présenté l’année qui s’amorce comme un point tournant du côté socioéconomique au Québec. Il met l’accent sur l’importance du degré de confiance des consommateurs, qui est en hausse avec la reprise économique qui se confirme. Les taux d’intérêt historiquement bas, le sentiment d’amélioration de la qualité, le dollar canadien fort et l’innovation sont tous des facteurs qui devraient favoriser l’industrie de l’automobile.

 

Afin de contrer les effets de la hausse du prix du pétrole et de l’endettement, René Vézina suggère de miser sur des valeurs sûres pour les nouveaux modèles (les qualités environnementales, par exemple), puis sur l’importance d’un service personnalisé et des plans de financement avantageux.

 

Le langage non verbal

 

La relève a été entreprise avec énergie par Christine Gagnon, gestionnaire, communicatrice hors pair et spécialiste en synergologie, la science qui étudie le non verbal. Elle explique que, en communication, les mots que nous choisissons pour nous exprimer ne constituent que 7 % de l’information échangée contre 38 % pour le timbre de la voix. C’est toutefois le non verbal qui domine, recelant 55 % de l’information.

 

Mme Gagnon a donc établi une stratégie d’intervention directe avec le client dans une situation de négociation. Ce plan de communication est divisé en trois étapes : il faut d’abord déceler la gestuelle, l’interpréter correctement pour enfin décider d’un plan d’action concret en s’adaptant selon le message décodé.

 

Le marketing en ligne

 

Au début de l’après-midi, Luc Dupont, professeur au département de Communication à l’Université d’Ottawa, a été invité à partager ses connaissances dans le domaine de plus en plus complexe du marketing sur Internet.

 

Selon lui, l’objectif que devraient viser tous les concessionnaires est la diversification maximale de la couverture médiatique de leur entreprise. « Le but n’est pas seulement de se retrouver en haut d’une liste de résultats de recherche sur des sites comme Google, mais bien d’occuper toute la première page. », souligne-t-il.

 

Tous les outils pour y parvenir sont accessibles en ligne : sites, bulletins de nouvelles, médias enrichis, utilisation de mots clés, etc. Il recommande de montrer ce qui distingue l’entreprise et de spécifier la clientèle visée en lui laissant de l’espace : « On veut voir le client, il faut miser sur le capital humain ! », rappelle M. Dupont.

 

Il a aussi tenu à mentionner la popularité écrasante des médias sociaux comme Facebook et Twitter ainsi que des multiples blogues : « Il faut exploiter cette popularité et multiplier les outils tout en restant patients face aux résultats ! ».

Ne pas laisser dormir ses rêves !

La dernière conférence a été offerte par Serge Beauchemin, un entrepreneur visionnaire qui, par l’entremise de témoignages personnels et de réflexions sur le sens de la vie et du bonheur, a tenté de faire réaliser à son auditoire toute l’importance de la poursuite de ses rêves.

C’est en s’exprimant avec passion qu’il affirme que « c’est dans l’action qu’on se réalise, d’où l’importance de l’engagement envers soi-même d’abord ! » Il faut donc cerner la vraie nature de nos rêves avant de chercher le moyen de les réaliser.  

 

 

 

 Crédit photo: Étienne Gévry-Boucher