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PHOTOREPORTAGE

 

Daniel Lafrance
 

1er novembre 2010

 

 

 

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Kia Sportage


Il revient de loin

La Kia Sportage de première génération est le plus mauvais véhicule qu’il m’ait été donné de conduire en 20 ans de métier. À bien des égards, il était aussi mauvais que le Lada Niva. Le moteur était anémique, le confort, inexistant, la finition, bâclée, et la conduite, chaotique. Si quelqu’un, à l’époque, m’avait dit que ce véhicule deviendrait une référence dans sa catégorie, je l’aurais soupçonné de fumer quelques substances illicites. Mais il faut donner le crédit à Kia qui a par la suite fait beaucoup mieux avec son modèle de deuxième génération qui demeurait aussi laid que le premier, mais faisait un grand pas en avant au chapitre de la conduite et des motorisations.

Il ne reste que le nom

Pour 2011, Kia nous propose un véhicule complètement refait. Dans les faits, il n’y a le nom qui demeure; ce nouvel utilitaire n’a plus rien à voir avec les deux premiers rejetons de la famille coréenne. Baptisé VUM (véhicule utilitaire multisegment), il partage sa plateforme avec le Hyundai Tucson. On l’a redessiné en retenant des éléments du prototype Kue, présenté au salon de l’auto de Detroit en 2007. Le nouveau gourou du style, Peter Schreyer, a une fois de plus réussi un excellent coup de crayon. L’allure générale est moderne, harmonieuse et intemporelle.

Une seule mécanique

Jusqu’à l’an dernier, le Sportage était offert en version à moteur à 4 cylindres de 2 litres, un peu juste, ou à moteur V6 de 2,7 litres, plus puissant mais aussi plus gourmand. Kia a voulu y aller avec le meilleur des deux mondes en équipant son Sportage du 4-cylindres Theta II qu’on retrouve aussi dans le Sorento. Ce moteur de 2,4 litres à double arbre à cames en tête produit 176 chevaux, trois de plus que l’ancien V6, et ne consomme pas plus que l’ancien 4-cylindres. Seul le Sportage de base offre une boîte de vitesses manuelle à 6 rapports. Les autres arrivent avec une nouvelle boîte automatique à 6 rapports qui remplace avec bonheur la vieille boîte à 4 rapports. C’est en grande partie grâce à cette boîte que ce moteur à 4 cylindres peut afficher une consommation aussi basse que l’ancien 4-cylindres de 2 litres.

Une conduite haut de gamme

Pour un véhicule qui se vend autour des 20 000 $, la conduite est surprenante de raffinement, de confort et de silence de roulement. Vous aurez le choix entre des versions à traction et intégrale. Je vous recommande fortement l’intégrale. Kia a mis sur pied une transmission intégrale baptisée Dynamax, créée en partenariat avec l’équipementier canadien Magna. Ce système surveille les conditions routières afin d’anticiper les situations potentiellement dangereuses. En deux mots, contrairement à la majorité des systèmes qui réagissent quand ils détectent un glissement, le Dynamax est à l’image des systèmes de Subaru ou d’Audi et est toujours actif, d’où une réaction plus rapide dans les moments de panique. Un système proactif qui ajoute une grande sécurité à la conduite. Je suis impressionné que Kia est pu doter un véhicule de ce prix d’une transmission intégrale aussi efficace. Enfin, pour réduire le poids et, par conséquent, la consommation de carburant, Kia a recours à une direction à assistance électrique, et ce, pour la première fois. Le volant est moins précis à basse vitesse, mais tout se replace une fois la vitesse de croisière atteinte.

Un intérieur bien garni

Fidèle à ses habitudes, Kia offre beaucoup d’équipements pour le prix. Le modèle de base offre des sièges avant chauffants, le télédéverrouillage, la colonne de direction inclinable, la radio Sirius, la connectivité Bluetooth et les prises AUX et USB. La version EX ajoute le volant télescopique, des gaines de cuir (volant et pommeau), un siège du conducteur à réglages électriques et le soutien lombaire. Les sièges sont confortables, mais l’assise un peu courte. L’espace de chargement offre un volume de chargement généreux, 740 litres, qui va jusqu’à 1 547 si vous abaissez le dossier 60/40 à l’arrière. Le Sportage compte aussi sa part de technologies dernier cri comme un système d’antirecul au moment du démarrage (pratique aussi avec la manuelle). Il y a également de nombreuses aides électroniques (ABS, contrôle de la stabilité, antipatinage, freinage assisté et, même, système de retenue en descente Hill Descent Control).

Conclusion

Amusant à conduire, silencieux, joli, abordable et jumelé à une garantie de 5 ans, le Kia Sportage fait la vie dure à la concurrence en ce moment. Il n’est pas étonnant de constater que le constructeur a actuellement le vent dans les voiles avec 22 mois consécutifs d’augmentation des ventes. Il n’y a vraiment pas grand-chose à redire sur cet utilitaire qui s’inspire directement du gros bon sens pour offrir du beau, bon et pas très cher.

Fiche technique

Moteur
4-cyl. de 2,4 L à DACT, 176 ch à 6000 tr/min
Couple : 168 lb-pi à 4000 tr/min
Boîte de vitesses : manuelle à 6 rapports (LX), automatique à 6 rapports avec mode manuel (option LX, de série sur EX)
0 à 100 km/h : 7,9 s 
Vitesse maximale : 220 km/h
Pneus LX P215/70R16 EX P225/60R18 EX Luxe P235/55R18

Dimensions
Empattement : 2640 mm
Longueur : 4440 mm
Largeur : 1855 
Hauteur : 1645 mm
Poids : man. 1432 kg  auto. 1445 kg
Diamètre de braquage : 10,6 m
Coffre : 740 L, 1547 L (sièges abaissés)
Réservoir de carburant : 55 L
Capacité de remorquage : 907 kg (avec remorque dotée de freins)

Forces
Silhouette modernisée sans excès
Moteur souple et puissant
Intérieur agréable et isolation remarquable
Chargement aisé

Prix
LX :   21 995 $
EX :  26 995 $
EX Deluxe : 33 195 $

 

 Crédit photo: Kia Canada